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   <title>jpg-info.net</title>
   <link>http://jpg-info.net/</link>
   <description>Documents et outils pour l'enseignement primaire et pour la direction d'&#233;cole, billets, fonds d'&#233;cran, photos de voyages, albums de photos.</description>
   <language>fr</language>
   <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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   <managingEditor>webmestre@jpg-info.net (Jean-Pierre Garcin)</managingEditor>
   <webMaster>webmestre@jpg-info.net (Jean-Pierre Garcin)</webMaster>
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     <title>De l'autorit&#233; magistrale - par JPG le 23/07/2008 - 19:18</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=573</link>
     <description>Ex professeur d'&#233;cole normale devenu sous-pr&#233;fet puis secr&#233;taire d'ambassade, Yves Lorvellec a notamment enseign&#233; la culture g&#233;n&#233;rale dans les classes pr&#233;pa &#224; Toulouse. Cet article, lisible compl&#232;tement sur ce site, reprend une contribution &#224; un ouvrage collectif &#224; para&#238;tre, &amp;quot;L'&#233;cole et l'autorit&#233;&amp;quot;.&amp;quot;Les d&#233;voiements actuels de l'autorit&#233; p&#233;dagogique sont la cons&#233;quence logique de l'ouverture de l'&#233;cole sur la vie. Nul ne semble plus vouloir se souvenir des combats men&#233;s pour obtenir le droit universel &#224; un temps de l'existence soustrait, au nom de ce qui est d&#251; &#224; l'esprit, au bruit et aux passions de la soci&#233;t&#233; civile – le droit &#224; l'instruction publique. Nous ne voulons plus, semble-t-il, d'une institution sp&#233;cifique vou&#233;e au loisir studieux &#224; l'abri du monde et estimons que pour &#234;tre de son temps, l'&#233;cole doit &#234;tre dans son temps.L'&#233;cole devient alors un lieu banalis&#233;, un carrefour o&#249; passent tous ceux qui jugent, &#224; tort ou &#224; raison, avoir &#224; intervenir dans la formation de la jeunesse (parents, &#233;lus locaux, policiers, chefs d'entreprise, psychologues, magistrats, assistants sociaux, animateurs culturels, m&#233;decins…). Le ma&#238;tre n'est plus qu'un acteur parmi d'autres, et donc injustement tenu pour plus responsable que les autres, d'une entreprise &#233;ducative extensive et indiff&#233;renci&#233;e o&#249; l'enseignement ordonn&#233; des savoirs essentiels ne b&#233;n&#233;ficie d'aucun privil&#232;ge. Mille formes d'autorit&#233; sociale, mille convoitises corporatistes ou mercantiles s'y c&#244;toient, qui enjoignent, conseillent, prescrivent, recommandent, dans la plus grande confusion – mais &#224; l'int&#233;rieur d'un registre commun qui est celui de la persuasion et de la s&#233;duction.A supposer qu'il reste encore un peu de temps pour l'&#233;tude, le ma&#238;tre instruit qui voudrait enseigner quelque chose &#224; ses &#233;l&#232;ves se trouvera immanquablement dans une situation bient&#244;t intenable par rapport &#224; toutes ces pratiques qui empruntent leurs m&#233;thodes &#224; l'art des marchands. Comment peut-il en appeler au travail et &#224; la volont&#233; quand ses concurrents, car il faut bien les appeler ainsi, ne s'adressent qu'au d&#233;sir, &#224; la curiosit&#233; distraite, aux motivations ? Comment contraindre l'&#233;l&#232;ve &#224; &#234;tre libre, pour reprendre la formule de Kant, quand il lui est propos&#233; de fa&#231;on si insinuante de n'&#234;tre que conforme, adapt&#233; – de ne pas faire peur au monde dans lequel il va entrer ? Comment l'&#233;l&#232;ve, flatt&#233; comme un barbare que l'on craint, ne jouerait-il pas de son pouvoir d'effrayer aussit&#244;t que les exigences du savoir le somment de s'extraire de son infantilisme repu ? Il ne revient pas au pouvoir politique de se substituer &#224; l'autorit&#233; des ma&#238;tres ; mais il lui revient de restaurer l'autorit&#233; de l'&#233;cole comme institution o&#249; les jeunes g&#233;n&#233;rations se consacrent &#224; l'&#233;tude sous la direction de ma&#238;tres savants. Il en va de la survie d'un monde commun constitu&#233; de citoyens libres parce qu'&#233;clair&#233;s.&amp;quot;</description>
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     <title>GDF - SUEZ :  - par JPG le 16/07/2008 - 20:02</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=570</link>
     <description>O&#249; l'on reconstitue un g&#233;ant de l'&#233;nergie, cette fois pour des profits priv&#233;s... Le G&#233;n&#233;ral doit s'en retourner dans sa tombe...Pourtant, voici un peu plus d'un an, un candidat s'exprimait ainsi :http://www.dailymotion.com/video/xgv7a_sarkozy-gdf</description>
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     <title>L'&#233;cole lib&#233;ratrice - par JPG le 06/07/2008 - 13:08</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=566</link>
     <description>Par Tristan B&#233;al, professeur des &#233;coles dans l'acad&#233;mie de Versailles depuis 2001.&amp;quot;L’&#233;cole primaire n’est pas primaire au sens de &amp;quot;simpliste&amp;quot;, comme le pense le professeur des &#233;coles : sous pr&#233;texte que l’on recrute maintenant &#224; bac+3, on dirait que le professeur des &#233;coles veut montrer tout son &amp;quot;savoir&amp;quot;, faire de la &amp;quot;litt&#233;rature&amp;quot;, des &amp;quot;projets&amp;quot;, au lieu de faire des dict&#233;es, de la conjugaison, de l’analyse grammaticale, des probl&#232;mes de math&#233;matiques ou de la g&#233;om&#233;trie ; autrement dit, il semblerait que le professeur des &#233;coles veuille lui aussi s’amuser et qu’il s’emb&#234;terait en classe s’il devait jamais enseigner de l’&#233;l&#233;mentaire.Mais une telle &#233;cole o&#249; l’&#233;l&#233;mentaire est roi, c’est une &#233;cole o&#249; l’&#233;l&#232;ve rend raison de ce qu’il dit, car c’est cela un enseignement structurant et qui nomme les choses : la r&#232;gle est donn&#233;e par le ma&#238;tre, qui ne l’impose pas, puisque ensuite l’&#233;l&#232;ve est mis en demeure par des exercices syst&#233;matiques d’en rendre raison –  les mauvais coucheurs pourraient en conclure que c'est le comble de la tyrannie que de demander &#224; l’&#233;l&#232;ve d'assimiler la r&#232;gle et de la justifier !!!Certes, mais, avec Lang &amp;amp;amp; Ferry, dire que l’&#233;l&#232;ve construit son savoir (&#224; l’&#233;l&#232;ve avec ses camarades de construire la r&#232;gle de grammaire par t&#226;tonnement et d&#233;duction, r&#232;gle que le ma&#238;tre-t&#226;cheron se contente d’&#233;crire sous la joyeuse dict&#233;e de sa classe) c’est profond&#233;ment faux et m&#233;prisant : c’est donner l’impression &#224; l’&#233;l&#232;ve qu’il construit la r&#232;gle (car, au final, m&#234;me dans une classe &amp;quot;active&amp;quot;, c’est le ma&#238;tre, en fonction de ses connaissances, qui instaure la r&#232;gle) et ainsi, comme citoyen, l'&#233;l&#232;ve pourra continuer &#224; avoir l’impression de d&#233;cider alors qu’en fait on d&#233;cidera pour lui. En revanche, je tiens qu’une &#233;cole qui nomme les choses et qui structure forme non pas des citoyens mod&#232;les mais des citoyens vigilants.&amp;quot;Texte int&#233;gral sur ce blog.</description>
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     <title>Liens lecture - par JPG le 05/07/2008 - 11:20</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=565</link>
     <description>Je vous invite &#224; consulter ma page de liens relatifs &#224; l'apprentissage de la lecture.Au menu :- rapports, notes, circulaires officiels ;- enqu&#234;tes internationales ;- neurosciences ;- alpab&#233;tique vs globale ;- mise en œuvre de la m&#233;thode alphab&#233;tique.Bonne lecture. </description>
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     <title>Peinture hyperr&#233;aliste - par JPG le 15/06/2008 - 11:22</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=564</link>
     <description>Je vous invite maintenant &#224; (re)d&#233;couvrir la peinture hyperr&#233;aliste, art qui ne supporte pas la m&#233;diocrit&#233;, au travers d'un contemporain, Pierre Barraya.Il a travaill&#233; dans la publicit&#233; et nous propose ses natures mortes, paysages (certains empreints de surr&#233;alisme) et portaits automobiles.Bonne d&#233;couverte. Serez-vous troubl&#233;(e) ?&amp;quot;On a souvent associ&#233; le r&#233;alisme avec le manque de culture, le mani&#233;risme, l'acad&#233;misme. Bien s&#251;r cela peut &#234;tre vrai, mais tout d&#233;pend de l'artiste lui-m&#234;me et de ses engagements. Pour ma part, je pense que l'expression artistique est &#224; son apog&#233;e dans la recherche du r&#233;alisme et que l'on peut y exprimer toutes les tendances artistiques, de l'abstraction au conceptualisme en passant par les installations, minimalisme, gestuel etc... C'est ma conviction, je ne veux convaincre personne.C'est l'art populaire par excellence, et c'est d'ailleurs ce qui ne pla&#238;t pas aux intellectuels actuels qui, profitant de leur situation privil&#233;gi&#232;re, mettent une distance entre eux et le &amp;quot;peuple&amp;quot; et r&#233;ussissent &#224; donner des complexes &#224; beaucoup de monde. O&#249; est pass&#233;e la &amp;quot;libert&#233; ch&#233;rie&amp;quot; dans tout &#231;a ?&amp;quot; PB</description>
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     <title>Photos Guy Deroussiaux - par JPG le 12/06/2008 - 20:13</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=563</link>
     <description>Un coll&#232;gue du premier degr&#233; retrait&#233;, Guy Deroussiaux, s'est remis &#224; la photographie et propose ses clich&#233;s sur un site personnel. Ses œuvres ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; vues dans diff&#233;rentes expositions et il a d&#233;j&#224; re&#231;u des prix.J'aime beaucoup les th&#232;mes retenus, les cadrages choisis et les contrastes du rendu.Je vous invite &#224; rendre visite &#224; son site et lui &#233;crire un petit mot si son art vous touche.Cliquez ici pour le voyage. </description>
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     <title>Le niveau scolaire n'a pas baiss&#233;... (?) - par JPG le 20/05/2008 - 11:58</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=559</link>
     <description>                            Dans un dossier de Marianne du 17 mai consacr&#233; &#224; la nouvelle pens&#233;e unique, Natacha Polony d&#233;nonce notamment l'alliance objective des p&#233;dagogistes et des ultralib&#233;raux :                                                       &amp;quot;Comme la petite b&#234;te, le niveau monte. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les seuls taux de r&#233;ussite au baccalaur&#233;at faisaient office de preuve. Un doublement du nombre de bacheliers entre 1985 et 1995 : la Direction de l'&#233;valuation et de la prospective s'autorisait &#224; parler des 'dix glorieuses' de l'Education nationale !                            Mais, avec le travail inlassable de professeurs et d'associations qui ont men&#233; des &#233;tudes comparatives, il devient impossible de nier l'&#233;vidence. Un &#233;l&#232;ve de 5e a le m&#234;me niveau qu'un &#233;l&#232;ve de CM2 de 1987, en particulier en grammaire et en orthographe, comme le montrait le rapport Manesse.                            La r&#233;action ne s'est pas fait attendre : le nouveau dogme admet ces r&#233;sultats inqui&#233;tants mais vante les m&#233;rites des programmes de primaire de 2002, au motif que le niveau aurait baiss&#233; un peu moins vite durant les deux ann&#233;es de leur exp&#233;rimentation. De m&#234;me, on conc&#233;dera que 15 % des &#233;l&#232;ves sont en grande difficult&#233;, mais pour mieux insister sur le fait que tous les autres seraient bien meilleurs que tous leurs pr&#233;d&#233;cesseurs. Et puis, 'les &#233;l&#232;ves ne ma&#238;trisent pas la langue, mais ils en savent tellement plus que nous dans d'autres domaines'...                            Au nom de cet &#233;vangile selon Meirieu, il s'agit de perp&#233;tuer un syst&#232;me et d'imposer aux enseignants des m&#233;thodes qui condamnent les &#233;l&#232;ves de milieux d&#233;favoris&#233;s &#224; l'&#233;chec. Pendant ce temps, les ultralib&#233;raux font leurs choux gras de ce d&#233;sastre et en profitent pour attaquer l'ensemble des professeurs, r&#233;clamer l'autonomie des &#233;tablissements scolaires ou obtenir la fin de la carte scolaire. Autrefois, on appelait cela des alli&#233;s objectifs.&amp;quot;                           </description>
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     <title>Ce site en version ch'ti - par JPG le 17/05/2008 - 11:17</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=558</link>
     <description>Nouveau : jpg-info.net existe maintenant en version ch'ti !  Clique et ch'est parti biloute !</description>
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     <title>&#201;valuation des r&#233;sultats - par JPG le 12/05/2008 - 10:27</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=557</link>
     <description>Xavier Darcos terminait son discours de pr&#233;sentation des nouveaux programmes du primaire, le 29 avril, par ces mots :&amp;quot;J'ai dit que ces nouveaux programmes devraient &#234;tre &#233;valu&#233;s aux r&#233;sultats. D&#232;s l'ann&#233;e prochaine, une double &#233;valuation sera mise en place au C.E.1 et au C.M.2. Elle servira de point de rep&#232;re pour mesurer les progr&#232;s des &#233;l&#232;ves. J'ai demand&#233; en outre aux inspecteurs de l'&#233;ducation nationale d'inspecter le degr&#233; de ma&#238;trise des connaissances par les &#233;l&#232;ves plut&#244;t que les m&#233;thodes employ&#233;es par les enseignants pour y parvenir. Je connais trop la qualit&#233; des enseignants pour maintenir un syst&#232;me d'inspection fond&#233; sur la d&#233;fiance. Je crois &#224; la facult&#233; de tout enfant &#224; progresser, &#224; son rythme, dans la ma&#238;trise des connaissances essentielles. Je voudrais qu'en affirmant cette confiance dans le ma&#238;tre et dans l'&#233;l&#232;ve, et en r&#233;habilitant ce lien particulier qui est au fondement de tout apprentissage, l'institution scolaire retrouve elle aussi ce qui fait la grandeur de sa mission.&amp;quot;Il me semble que cette fa&#231;on d'envisager l'inspection est r&#233;volutionnaire et va dans le bon sens, celui de la r&#233;ussite du plus grand nombre.</description>
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     <title>Lire, &#233;crire, parler : le retour aux fondamentaux - par JPG le 27/04/2008 - 12:50</title>
     <link>http://jpg-info.net/news.php?lng=fr&amp;pg=556</link>
     <description>L'&#201;conomiste, organe de presse marocain, vient de faire para&#238;tre un article d'Alain Bentolila. Le voici.-----Alain Bentolila est linguiste, professeur des Universit&#233;s &#224; Paris V Sorbonne, conseiller scientifique de l’Observatoire National de la Lecture, directeur des collections &#171;Gafi&#187;, &#171;Un Monde &#224; lire&#187;, &#171;L’&#206;le aux mots&#187;, &#171;L’Atelier de lecture&#187;… Il a aussi &#233;t&#233; conseiller sur l’&#233;ducation aupr&#232;s de Jacques ChiracUne r&#233;volution didactique pr&#233;tendit au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix faire table rase d’un pass&#233; p&#233;dagogique jug&#233; coupable de passivit&#233; et de monotonie mais surtout d&#233;nonc&#233; pour avoir d&#233;lib&#233;r&#233;ment contribu&#233; &#224; perp&#233;tuer les in&#233;galit&#233;s sociales. Elle accusait &#171;l’&#233;cole d’avant&#187; de n’avoir &#233;t&#233; que psittacisme, exercices syst&#233;matiques et cruelle s&#233;lection. Elle appelait &#224; construire une &#233;cole qui ne serait qu’imagination, plaisir d’apprendre et &#233;galit&#233; des chances. Elle nous apprenait enfin que les &#233;l&#232;ves poss&#233;daient une intelligence qui ne demandait qu’&#224; &#234;tre sollicit&#233;e, et lib&#233;rait du m&#234;me coup la cr&#233;ativit&#233; et le talent de nos instituteurs. Ainsi, jusque-l&#224;, nous n’aurions eu affaire qu’&#224; des &#171;&#233;l&#232;ves entonnoirs&#187; recevant passivement des connaissances soigneusement refroidies et &#224; des &#171;ma&#238;tres-robots&#187; suivant servilement manuels et circulaires minist&#233;rielles.&#183;  Confuses sciences de l’&#233;ducationSoutenus par les confuses &#171;sciences de l’&#233;ducation&#187;, les nouveaux didacticiens d&#233;cid&#232;rent de jeter par-dessus bord la grammaire de phrase, la fixation du vocabulaire et la pr&#233;cision du d&#233;chiffrage des mots, toutes choses qui contribuaient, selon eux, &#224; faire de l’&#233;cole une machine vou&#233;e &#224; la reproduction sociale. Aux balbutiements d’un apprentissage cent fois recommenc&#233; dans lequel on aurait enferm&#233; les enfants des classes laborieuses, ils pr&#233;tendirent substituer d’embl&#233;e le mod&#232;le de l’expert. &#171;Acc&#232;s direct &#224; l’expertise contre labeur de l’apprentissage&#187;, tel fut le slogan de cette didactique nouvelle et lib&#233;ratrice. Apprendre &#224; d&#233;chiffrer pr&#233;cis&#233;ment les mots ne fut plus consid&#233;r&#233; comme une &#233;tape n&#233;cessaire menant &#224; la lecture courante mais comme une finalit&#233; sournoisement assign&#233;e par &#171;l’&#233;cole d’avant&#187; aux moins favoris&#233;s que l’on privait ainsi de la conqu&#234;te du sens. De m&#234;me fut ni&#233;e l’utilit&#233; de l’analyse grammaticale des phrases pour mieux articuler son &#233;criture, pour surmonter la difficult&#233; de certains textes, ou pour parler au plus juste de ses intentions. Enfin, la fixation syst&#233;matique du vocabulaire se trouva d&#233;nonc&#233;e comme un jeu de stricte m&#233;morisation stigmatisant les enfants les moins riches de mots.De m&#234;me que l’on avait cru pouvoir obtenir la d&#233;mocratisation du syst&#232;me scolaire en d&#233;cr&#233;tant artificiellement un taux &#233;lev&#233; de r&#233;ussite au seul examen que l’on avait conserv&#233;, de m&#234;me pr&#233;tendit-on fonder une plus grande &#233;galit&#233; des chances en supprimant les apprentissages, certes laborieux, mais n&#233;cessaires &#224; la ma&#238;trise de la lecture, de l’&#233;criture et de la parole.&#183;  Marcher sur la t&#234;te On apprit donc &#224; lire directement dans de vrais textes, on d&#233;couvrit la grammaire au fil de la lecture de &#171;vrais&#187; textes, on fixa les mots nouveaux uniquement en lisant et en conversant. Textes et discours devinrent ainsi &#171;l’alpha et l’om&#233;ga&#187; de l’apprentissage; tout y commen&#231;ait et tout y finissait. Ma&#238;triser la lecture et l’&#233;criture des textes ne fut plus alors consid&#233;r&#233; comme &#171;l’aboutissement&#187; d’une d&#233;marche ayant permis de d&#233;couvrir progressivement les m&#233;canismes du code &#233;crit. Le texte devint au contraire le &#171;r&#233;v&#233;lateur&#187; des connaissances lexicales, des savoirs grammaticaux et des relations grapho-phonologiques. L’expertise se gagne, &#233;tape apr&#232;s &#233;tape, en ma&#238;trisant parfaitement l’identification des composantes de la langue et leur organisation. Cette ma&#238;trise exige un temps d’apprentissage sp&#233;cifique, parfois laborieux, mais qui seul forge des certitudes solides. Pour l’atteindre, il faudra conduire l’&#233;l&#232;ve du plus simple au plus complexe, du plus fr&#233;quent au plus rare. Le &#171;temps de l’apprenti&#187; n’est pas un temps vol&#233; au plaisir d’apprendre, ce n’est pas un temps o&#249; l’on contraint une intelligence &#224; des travaux d’inutiles r&#233;p&#233;titions, c’est au contraire le temps qu’on offre &#224; l’enfant pour qu’il acqui&#232;re des rep&#232;res solides, des automatismes rod&#233;s, des armes linguistiques afin qu’il puisse oser avec bonheur une lecture et une &#233;criture &#224; la fois singuli&#232;re et respectueuse de l’auteur.&#183;  Hasardeuses devinettesL'&#232;re du &#171;tout contextuel&#187; ou du &#171;tout textuel&#187; s’ouvrit, renvoyant aux &#171;poubelles de l’histoire&#187; p&#233;dagogique toute activit&#233; sp&#233;cifique de grammaire, de vocabulaire et de codage et toute automatisation des conventions linguistiques. Rien ne pouvait &#234;tre appris -rien ne devait &#234;tre appris- en dehors de la mise en acte de la langue (lecture, &#233;criture et discours) seule garantie d’un apprentissage &#171;faisant sens&#187;.D&#232;s l’instant o&#249; le texte fut pr&#233;sent&#233; comme le seul espace d&#233;volu &#224; l’apprentissage de la langue &#233;crite, s’imposa alors un mod&#232;le unique d’apprentissage : la &#171;r&#233;solution de probl&#232;me&#187;. A cet enfant &#233;lu &#171;constructeur du savoir&#187;, tout fut pr&#233;sent&#233; comme un probl&#232;me &#224; r&#233;soudre: identifier un mot, en comprendre le sens ou appliquer une r&#232;gle grammaticale. Sous pr&#233;texte de faire confiance &#224; l’intelligence de l’enfant, ce qui est fort louable, on la sollicita inutilement et inopportun&#233;ment pour d&#233;crypter des m&#233;canismes arbitraires et conventionnels qu’il ne s’agissait point de d&#233;couvrir mais simplement d’apprendre. Syst&#233;matiquement confront&#233; &#224; un d&#233;fi aussi impossible qu’inutile, l’apprenti ne pouvait alors que supputer des identit&#233;s incertaines, avancer &#224; t&#226;tons sans aucun rep&#232;re et s’&#233;puiser dans de vaines devinettes plus hasardeuses les unes que les autres.Parier sur l’intelligence d’un enfant, ce n’est certainement pas l’obliger &#224; s’en remettre au hasard en esp&#233;rant tomber juste de temps en temps. C’est lui donner les cl&#233;s des m&#233;canismes fondamentaux. Et ces cl&#233;s ne s’inventent pas, elles sont conventionnelles et non discutables. Une fois acquises, elles permettent de faire donner &#224; plein son intelligence, son imagination et son esprit critique face &#224; un texte que l’&#233;l&#232;ve a alors les moyens de dominer. </description>
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